Le 21 Janvier 2011
De nombreux chefs d'entreprise estiment qu'ils ont bien négocié avec leurs banquiers lorsqu'ils ont réussi à obtenir des crédits à de bonnes conditions. C'est un raisonnement à courte vue. Car aujourd'hui, dans les relations entre banques et entreprises, les premières ne tirent plus l'essentiel de leur rentabilité de leur activité de crédit, mais de sources annexes ; et notamment des frais qu'elles facturent dans le cadre de la gestion des comptes : commission de mouvement, forfait de tenue de compte, frais de prélèvement, de virement, d'encaissement, de recherche d'informations, etc.
Moralité : "En se focalisant sur les intérêts qu'ils payent sur leurs utilisations de crédit, de nombreux dirigeants de petites et moyennes structures ne voient pas que leurs divers frais et commissions augmentent, et que globalement ils laissent plus d'argent à leurs banques", constate Jean-Marc Tariant, qui pilote le cabinet Finance & Stratégie, spécialisé dans le conseil financier aux PME.