Le 29 Décembre 2010
Pierreval Petrier
En avril 2009, le promoteur immobilier Pierreval reprenait Céléos, un concurrent breton au poids économique bien plus important, mais enlisé dans des difficultés financières liées à la crise. Directeur commercial de la nouvelle entité basée sur la Technopole du Futuroscope, Sébastien Pétrier revient sur cet épisode et évoque l’avenir.
Pourquoi avez-vous choisi de reprendre les activités de Céléos, en pleine procédure de redressement judiciaire ?
« Depuis sa création en 1993, le groupe Pierreval avait été très prudent. Peut-être même trop. Notre capacité financière était importante car nous ne possédions pas de stocks d’appartements en attente de commercialisation. Pour assurer notre développement, nous avons décidé d’appliquer notre modèle de gestion à une société en difficulté. Nous sommes avant tout des gestionnaires. Le hasard a voulu que ce soit Céléos, en Bretagne. Ce promoteur immobilier, coté en bourse, réalisait 2 000 appartements par an, quand nous n’en produisions que 150. Cette reprise constituait un véritable défi. »
Comment avez-vous financé cette reprise ?
« Nous avons financé l’acquisition de Céléos sur fonds propres. Mais le plus compliqué a été de négocier un accord avec toutes les banques apportant leur garantie financière d’achèvement. Cette démarche nous assurait le maintien des engagements de Céléos. En effet, cette garantie est obligatoire pour ce genre de ventes. 1 200 appartements étaient programmés. »
Quelle est la situation actuelle du groupe Pierreval ?
« Nous avons atteint les objectifs fixés. Pierreval emploie 150 salariés, dont 40 à Plérin, près de Saint-Brieuc, où était installé Céléos. Notre chiffre d’affaires va se stabiliser aux environs de 50 millions d’euros en 2010. 600 appartements seront livrés en 2011. Ce sera notre rythme de croisière. Historiquement, l’activité de Pierreval était centrée sur la promotion immobilière en Poitou-Charentes et Touraine. Désormais nous gérons une vingtaine de résidences hôtelières et étudiantes en France, dont plusieurs autour du campus de Poitiers. »